CINEMATOGRAPHES

Grégoire Bagrachow

Grégoire Bagrachow (1866 - ?), d’origine russe, est ingénieur chimiste. En octobre 1896, il entre chez E. Normandin comme chef du laboratoire, et s’occupe de la préparation des films.
Le 4 mai 1897, il accompagne l’opérateur Bellac au bazar de la Charité où fonctionne un cinématographe Joly-Normandin. Vers 16 heures, lorsque la lampe oxyétherique Molteni utilisée pour la projection s’éteint, Bagrachow gratte une allumette pour donner un peu de lumière. Aussitôt les vapeurs d’éther s’enflamment, provoquant le tristement célèbre incendie du Bazard de la Charité qui fait 129 victimes et plus de 300 blessés.
Par jugement rendu le 24 août 1897, Bagrachow est condamné à 8 mois de prison et 200 francs d’amende pour homicide par imprudence, mais, compte tenu de ses antécédents et de sa bravoure pendant l’incendie, il bénéficie du sursis à l’exécution de sa peine.
Dès lors, il va mener des recherches visant à améliorer la sécurité dans les appareils de projections ainsi que dans les systèmes d’éclairage.
En 1898, il dépose un brevet pour un appareil cinématographique baptisé le Biographoscope populaire Bagrachow, utilisant une lampe à incandescence. Celle-ci est située au centre d’un cylindre muni de petites ouvertures, faisant office d’obturateur, mais également de ventilateur.
L’année suivante, il imagine un appareil dans lequel les pellicules, hautement inflammables, sont remplacées par des plaques photographiques ordinaires ; un concept qu’il développera jusqu’en 1906.
Dans les années 10, ses recherches portent sur les filaments et les manchons utilisés dans l’éclairage à incandescence. Son dernier brevet, en 1941, concerne un carburant à base d’alcool à divers degrés.

 

 

 

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