CINEMATOGRAPHES

Cinématographe Lumière

Fabriqué par Jules Carpentier, le Cinématographe type fait suite aux deux prototypes constuits par Charles Moisson (l’un est conservé à l’Institut Lumière, l’autre au musée des Arts et Métiers). Une première série de 10 appareils, numérotés de 1 à 10 mais ne portant pas la marque carpentier, est fabriquée à partir d'octobre 1895. Suivront une série de 25, deux séries de 100 puis une dernière série de 200 appareils, numérotés de 1 à 425.
Dans un premier temps, l’exploitation du Cinématographe est confiée à des concessionnaires auxquels la maison Lumière fourni le matériel ainsi que des opérateurs chargés de la manipulation, en échange de 50% des recettes. Il faut attendre le 1er mai 1897 pour que le Cinématographe soit enfin proposé à la vente, soit directement par la Société Lumière, soit par leur concessionnaire parisien, Georges Thibault, 35, rue de Rome. L’appareil complet est vendu 1.650 francs.
A partir de 1901, un Cinématographe Lumière transformé est vendu par Georges Mendel, sous le nom de Cinématographe Géant n° 1bis

Le CINEMATOGRAPHE-TYPE a été construit plus spécialement en vue de la prise des négatifs et de l’impression des positifs ; mais il permet aussi la projection des vues animées.
Le mécanisme tout entier est renfermé dans une boîte en noyer présentant extérieurement l’aspect d’un appareil photographique ordinaire. Une ouverture pratiquée à l’avant reçoit l’objectif, une autre à l’arrière, permet l’introduction d’une manivelle qui met le mécanisme en mouvement.
PRISE DES VUES. - Une boîte-châssis, contenant la pellicule sensible, est fixée à la partie supérieure de l’appareil. Une boîte réceptrice destinée à emmagasiner la pellicule impressionnée se place à l’intérieur même du cinématographe.
Un pied à trois branches très rigide, supporte l’appareil pendant la prise des vues.
PERFORATION. - L’entraînement de la pellicule, de la boîte châssis à la boîte réceptrice, se fait au moyen de griffes pénétrant dans une perforation de la bande.
Cette perforation peut être pratiquée de deux façon, soit à un trou par petit côté d’image (trou circulaire), soit à quatre trous par petit côté d’image (trous rectangulaires).
La perforation du premier genre est la perforation Lumière ; elle est remarquable par la fixité qu’elle assure aux images projetées. De plus, en raison de leur forme circulaire, les trous ne se dégradent que difficilement.
L’autre perforation est dite américaine ou universelle. Sans avoir la précision de la précédente, elle permet de se servir successivement des quatre séries de trous et de compenser ainsi en partie l’usure plus rapide qui résulte de leur forme rectangulaire.
Nous avons créé deux types d’appareils qui admettent soit l’une soit l’autre de ces deux perforation. Il est donc indispensable de préciser, au moment de la commande, quelle est la perforation que l’on désire.
TIRAGE DES POSITIFS.- Pour obtenir les vues positives, on remplace sur l’appareil la boîte-châssis à un axe par une boîte-châssis à deux axes, dont l’un porte le négatif et l’autre la pellicule sensible qui deviendra le positif.
PROJECTION. - Pour la projection, le Cinématographe-type est muni d’un porte pellicule ; son objectif négatif est remplacé par un objectif à projection qui donne sur un écran approprié une image nette et agrandie des photographes pelliculaires et qui est muni d’un pignon et d’une crémaillère permettant de le déplacer dans le sens de son axe afin de mettre au point l’écran.

- Catalogue général des appareils Cinématographiques et accessoires, 1904

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